Intranet collaboratif : vaincre le blues du community manager

30 août 2017


Paroles d'experts

Intranet collaboratif : vaincre le blues du community manager

Quand on prend en charge l’animation d’une communauté sur un intranet collaboratif, l’enthousiasme est généralement au rendez-vous. De la définition des besoins aux premières interactions dans la communauté, l’animateur fait souvent ses premiers pas dans l’euphorie et la fébrilité. Mais la dynamique peut s’essouffler, la communauté va gentiment ronronner, et l’animateur perdre sa motivation des débuts. Comment retrouver l’envie de s’investir dans l’animation de son espace collaboratif ? Quelles remèdes contre le blues du community manager ?

homme-portant-un-noeud-papillon-rouge-vous-cherchez-fatigue_1298-308« Au début ça m’amusait, mais maintenant qu’elle est lancée, j’y vois moins d’intérêt… », témoignait récemment un animateur de communauté. En charge de l’animation d’un espace depuis le lancement de l’intranet collaboratif il y a 2 ans dans son Groupe, il a fait partie des animateurs de la première heure, convaincu par les bienfaits du collaboratif. Alors comment peut s’expliquer ce revirement ? Sûrement, parce que malgré les efforts, les échanges sont encore faibles dans son espace, la publication de contenus repose en grande partie sur ses épaules et l’impression d'une communauté stagnante se fait sentir. On a beau rappeler qu’une communauté peut mettre entre 9 mois et un an à trouver sa vitesse de croisière (avec le réflexe d'une contribution régulière pour ses membres) un an c’est long, surtout quand on fait des efforts réguliers sans percevoir de résultats immédiats.

Vous êtes aussi victime d’un coup de mou ? Voici plusieurs pistes pour se rebooster et ne pas perdre la flamme des débuts.

Demander à un ami

D’abord déléguer : tenir seul le flambeau de l’animation et des contributions est ambitieux et épuisant à long terme. Pouvoir s’appuyer sur d’autres personnes pour leur confier l’animation quand on a d’autres urgences à traiter ou simplement une baisse de régime, peut être salvateur ! Appuyez-vous sur le comité de pilotage de votre communauté pour solliciter de nouvelles ressources ou encore sur quelques utilisateurs plus avancés que vous auriez identifié par leurs interactions dans la communauté. On est toujours bien plus fort à plusieurs !

Partager ses états d’âme

Ensuite, faire de la veille pour professionnaliser sa pratique : même si Arctus a formé plus de 200 animateurs de communauté ses 5 dernières années, dans la plupart des organisations, on apprend à être animateur sur le tas, avec à peine une petite prise en main de l’outil. Alors, au bout de quelques mois, voire années de pratique, pouvoir profiter d’une formation pour confirmer ses compétences ou en développer de nouvelles peut rebooster un animateur démotivé. Dans la même veine, rencontrer ses pairs, d'autres animateurs de communauté, est également un bon moyen de partager ses doutes et de trouver des solutions en s’appuyant sur le retour d’expérience de chacun. Ainsi, profiter de la communauté des animateurs de communauté - s’il en existe une - ou participer au séminaire annuel vous permettra de vous professionnaliser, de partager vos états d’âme et de vous remobiliser.

S’en remettre à ses utilisateurs

Malgré tous vos efforts, la dynamique ne prend pas ? Les membres de la communauté restent passifs. Consultez les statistiques pour mieux comprendre ce qui les fait venir ou pas, réadaptez le contenu ou l’objectif de la communauté à sa cible, interrogez les utilisateurs… Peut-être que le besoin n’est tout simplement pas couvert et qu’une fois qu’il le sera, les échanges et la dynamique seront au rendez-vous. Les membres de la communauté ne commentent ni ne likent … ? Peut-être qu’ils n’osent tout simplement pas ! Prenez les devants, likez vos propres publications pour encourager à cliquer, usez de subterfuges (jeux concours, quiz, humour, …) pour les faire participer (voir notre article sur l’humour sur le RSE). Et n’oubliez pas que la joie est communicative : si vous vous faites plaisir dans le partage sur la communauté, d’autres le ressentiront et auront envie de se lancer aussi. Voilà de quoi se rebooster non ? A contrario, fuyez les tristes sires, les personnes qui dénigrent le dispositif, cherchant toutes les excuses possibles pour ne pas changer leurs habitudes de travail : quand on est fragilisé ou déjà démotivé, les discours négatifs ont une emprise plus forte sur nous et nous entrainent dans leur spirale négative. Fréquentez plutôt les ambassadeurs, échangez avec les responsables du projet pour leur faire part de vos difficultés et réaffirmez vos convictions profondes dans les bénéfices du collaboratif. Quand les retombées de vos actions seront à nouveau palpables, vous ne regretterez pas d’avoir tenu le cap !

Organiser son temps

L’animation de communauté demande du temps et de l’engagement : ce n’est pas chose facile pour qui a d’autres responsabilités par ailleurs. Bien gérer son temps en organisant ses tâches relatives à l’organisation de la communauté, en se fixant des rendez-vous, peut aussi contribuer à lutter contre la lassitude et éviter la procrastination. Ritualisée, la mission d’animation est ainsi intégrée aux autres activités de la semaine et lissée dans le temps, ceci évite l’impression de surcharge parfois décourageante (voir notre article sur la gestion du temps d’un animateur de communauté).

N’oubliez pas que l’animation d’une communauté collaborative demande persévérance et régularité ! Des savoir-être précieux qu’il faut pouvoir cultiver dans le temps… Si malgré ces quelques conseils, vous n’avez pas retrouvé la flamme, ne vous laissez pas abattre et contactez Arctus : une petite séance de coaching personnalisée pourra vous remettre sur la voie du plaisir d’animer sa communauté !

Par Gaëlle Roudaut

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