La Data RH, matinale Monkey Tie

25 avril 2017


Actualités

La Data RH, matinale Monkey Tie

La start-up Monkey Tie organisait le 20 avril, autour d’un petit déjeuner, une conférence sur la DataRH au service de l’expérience collaborateur animée par son fondateur, Jérémy Lamri. Une mise en perspective éclairante et critique sur les usages du Big Data dans les ressources humaines.

L’utilisation des grandes masses de données passées aux filtres des modèles prédictifs devient une évidence pour le secteur financier, mais c’est un sujet beaucoup plus sensible lorsqu’il s’agit de la gestion des ressources humaines : les collaborateurs ne se résument pas à une simple somme de chiffres !

Jérémy Lamri nous montre la complexité déontologique de ces données RH en prenant l’exemple du déterminisme des algorithmes, en faisant référence aux inégalités qu’ils peuvent entraîner ou perpétuer. Ces biais sont créés par les modalités de recueil et la qualification des données.

Image of human hand pointing at touchscreen with business document

Les applications les plus abouties utilisent le big data avec une orientation très forte sur la performance de l’entreprise; sourcing de CV, indicateurs d’engagement, rétention des talents, efficacité opérationnelle, etc. Au-delà, la fonction RH doit comprendre les possibilités offertes par ces quantités de données et les modèles analytiques à l’œuvre pour fournir des applications au service des collaborateurs et dont les effets positifs se répercuteront sur l’entreprise.

Des précautions sont à prendre pour analyser les données avec discernement.

    • Les algorithmes fournissent des grandes tendances, (par exemple : le parcours salarié classique ou idéal ), les personnes ne rentrant pas dans ces tendances sont considérés comme « à la marge », dans un modèle mathématiques. Pour Jérémy Lamri le risque est considérer ces personnes comme des « aberrations mathématiques ».
    • Les modèles prédictifs issus du big data ont du mal à prendre en compte les nouveaux métiers qui vont émerger, puisqu’ils se basent sur des données issues de l’existant.

Enfin, le fondateur de Monkey Tie insiste sur un autre élément que la fonction RH doit prendre en compte : les compétences cognitives qui font l’adaptabilité d’une personne et permettent donc de se préparer à ces nouveaux métiers. La capacité de production des collaborateurs dépend selon lui à 80% de ces compétences cognitives. Ces compétences sont la créativité, la communication, la coopération et l’esprit critique. Nul doute que les nouvelles applications intègreront ces données !

Il  n’en reste pas moins que la Data RH est un sujet complexe à mi-chemin entre le big data dont les utilisations sont difficiles à cerner pour les entreprises et la fonction RH qui tarde à se transformer.

Dans un article publié sur le site Forbes.fr, Jérémy Lamri analyse plus en détail les failles de la DataRH actuelle et les évolutions à venir.

retour au blog

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Autour des mêmes sujets