Microblogging : ça gazouille sur l’intranet collaboratif !

14 novembre 2017


Paroles d'experts

Microblogging : ça gazouille sur l’intranet collaboratif !

Qui n’a pas vu passer le hashtag #280characters sur Twitter ces derniers jours ? Le réseau social a décidé de permettre à ces utilisateurs des gazouillis deux fois plus longs. Quel est l’intérêt d’un message court, de ce format plus communément appelé « microblogging » ? Comment les réseaux sociaux d’entreprise et les intranets collaboratifs ont-ils interprété cette fonctionnalité issue des médias sociaux et quels en sont les usages ? Décryptage… en 3 400 caractères !

 

Le microblogging : késaco ?

Le microblogging est une fonctionnalité d'échange de messages courts (généralement limité à 300 caractères en entreprise), présente sur les plateformes sociales (intranet collaboratif, RSE,…). L'interface est souvent très simple, composée d’un champ texte et d’un bouton "Envoyer". A ces fonctions de base, s'ajoutent souvent l'intégration de #hashtag, de mention d'un @utilisateur et de partage de liens hypertexte.

Selon l’Observatoire e-transformation & intranet, le microblogging est une fonction présente à 26 % et en projet chez 16% des répondants disposant d’un intranet collaboratif et/ou social. Un déploiement encore relatif pour une fonctionnalité promettant pourtant une variété d'usages.

Pour quels usages ?

Souvent associé à des communautés, espaces collaboratifs ou groupes de discussion, le microblogging se confond parfois avec la fonctionnalité qui consiste à publier son statut, son humeur du jour sur sa fiche profil. Cependant, selon qu’il se présente sur la fiche profil ou au sein d’une communauté, son usage lui peut être très différent.

  • Dans un cas, l’utilisateur s’adresse à son réseau de contacts (ses followers) et aux personnes qui visitent sa fiche profil pour faire état d’un point de vue ou partager une humeur, un lien, le fruit d'une veille. Le microblogging s’apparente ici aux usages du statut publié sur Facebook, Linkedin ou encore du tweet sur Twitter.
  • Dans l’autre cas, l’utilisateur s’adresse aux membres de sa communauté : en général, il n’a pas besoin de bénéficier d’un statut de contributeur particulier (contrairement à d’autres formats comme le blog ou le wiki), mais son rôle de simple membre lui permet de s’exprimer auprès de tous. Le microblogging se présente alors comme un fil de discussion au sein duquel il est possible de liker et de répondre. Un usage plus proche de celui que l’on peut trouver quand on participe à un groupe sur LinkedIn ou même sur Facebook.

Pourquoi faire micro ?

Le microblogging dans un groupe de discussion peut avoir de multiples usages selon la finalité de l’espace : partager des idées ou faire de la veille dans une communauté de pratiques, féliciter/encourager ou même rappeler des consignes dans une communauté d’équipe, « jeter une bouteille à la mer » dans une communauté d’expertise, informer sur la progression d’un chantier au fil de l’eau dans un espace projet, etc. Autant d’usages qui s’appuient sur un texte court et qui permettent de renforcer le lien social entre les membres de la communauté.

Avec son format court, le microblogging est un contenu collaboratif à la portée de tous les membres : facile à prendre en main, il encourage la prise de parole « sans danger » et fluidifie la circulation de l’information. Aussi dans les bilans d’usage de réseaux sociaux d’entreprise que nous réalisons parfois chez Arctus, nous constatons qu’il s’agit souvent du format le plus utilisé par les membres de la communauté, avant des formats plus éditoriaux ou plus structurants comme le blog ou le wiki.

Même avec un peu plus de caractères que sur Twitter, la concision a du bon : elle permet un ton plus direct, facilite la lecture rapide (notamment pour l’usage en mobilité) et un partage rapide de l’information… sans en négliger la forme bien sûr, même en 140 ou en 280 caractères 😉

Des limites ?

Seul point de vigilance à son usage : la capitalisation des messages. Avec le fonctionnement en fil de discussion, les messages s’empilent, faisant la part belle aux plus récents et à la fraicheur de l’information mais au détriment des informations partagées plusieurs semaines/jours auparavant. La bonne pratique de l’animateur de l’espace pour capitaliser sur les échanges du microblogging : proposer régulièrement une petite compilation des informations partagées qui nécessitent d’être sauvegardées (veille, …), dans un format plus éditorialisé (article, blog, …).

 

Maintenant que le microblogging n'a plus de secret pour vous, allez-y partagez sans modération !

Et commencez par partager avec nous vos retours sur vos usages du microblogging dans les commentaires ci-dessous (en moins de 280 caractère bien sur 😉 !)

 

Par Gaëlle Roudaut

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