Temps de lecture : 4 minutes

COMMENT ÉVOLUE LE TRAVAIL HYBRIDE EN 2026 ?

Image de Isabelle Reyre
Isabelle Reyre

16 février 2026

travail hybride écran réunion

À peine sortis de la crise sanitaire les organisations expérimentaient une nouvelle vague de transformation : l’irruption à l’échelle mondiale de l’IA générative avec ChatGPT, en figure de proue.
En 2026, où en est réellement le travail hybride ?
Entre retour au bureau et montée en puissance des outils d’IA, une nouvelle phase s’ouvre.

Le travail hybride ne se limite plus au télétravail

Longtemps, l’hybridation* du travail a désigné l’alternance entre présence au bureau et travail à distance. Aujourd’hui, elle dépasse la seule flexibilité des modalités de travail (présentiel, travail à domicile ou dans un espace de coworking, mobilité…). Elle intègre désormais un second mouvement majeur : le recours croissant aux outils d’IA Générative dans le quotidien professionnel.

Ces outils accélèrent la production, optimisent les tâches, transforment le travail et redessinent les rôles.

Le travail hybride devient ainsi à la fois organisationnel et technologique.

 

À travers l’Observatoire du travail hybride, que nous menons tous les deux ans, nous analysons ces transformations.
Le croisement des conclusions de l’édition 2024 et des évolutions récentes met en lumière une nouvelle phase :

  • Les usages de l’IA générative s’amplifient:
    • 63% des organisations anticipaient un usage récurrent, voire quotidien, de la GenIA dans leur pratique professionnelle d’ici 2026
    • 66% avaient identifié un sponsor des sujets IA
    • 50% avaient déjà lancé des actions de sensibilisation
  • Le télétravail, quant à lui, recule: alors même qu’une progression était encore observée en 2024, le mouvement de retour au bureau s’affirme désormais plus clairement.

 

Comment ces deux tendances ont-elles évoluées en 2026 ?

2026 : évolution du travail hybride

Le bureau retrouve une place centrale

Depuis 2024, en France, la réduction du temps de travail à distance se confirme, dans de grandes entreprises comme dans des structures plus petites.

Les arguments avancés pour justifier ce recul sont récurrents :

  • la productivité collective
  • la cohésion des équipes (perçue comme le principal risque du travail hybride par 65 % des répondants en 2024)
  • la transmission des savoirs et de la culture d’entreprise, notamment pour les nouveaux arrivants (une préoccupation pour 53 % des répondants)

Le bureau redevient un lieu central, mais pour travailler différemment.

Plusieurs groupes ont ajusté leur politique, entre autres :

  • Kering est passé de 2 à 1 jour le télétravail pour une partie de ses salariés
  • JC Decaux et Société Générale opèrent une réduction du nombre de jour télétravaillés
  • Stellantis a annoncé une politique de retour complet (5 jours au bureau) pour ses employés à partir de mars 2026
  • Axa estime nécessaire de passer plus de temps de travail au bureau qu’en télétravail et s’oriente vers 2 jours de télétravail maximum pour tous

Les arguments avancés pour justifier ce recul sont récurrents :

  • la productivité collective
  • la cohésion des équipes (perçue comme le principal risque du travail hybride par 65 % des répondants en 2024)
  • la transmission des savoirs et de la culture d’entreprise, notamment pour les nouveaux arrivants (une préoccupation pour 53 % des répondants)

Le bureau redevient un lieu central, mais pour travailler différemment.

L’IA Générative, moteur de la nouvelle hybridation

Parallèlement, la boîte à outils des collaborateurs s’enrichit avec des composants d’IA Générative.

IA Générative en entreprise en 2026

Les modèles se spécialisent : le Large Language Mode (LLM) laisse place au Small Language Model (SLM).

Ils s’intègrent aux données internes (Retrieval Augmented Generation (RAG) déployé sur des îlots de données qualifiées) et remplacent progressivement des moteurs de recherche peu performants.

Le monde se « technicise » de plus en plus : low code, no code, prompting, agents autonomes…

Les collaborateurs produisent plus vite et traitent davantage de tâches. Selon des études de Harvard Business Review ou d’OpenAi, de nouvelles activités se font jour, élargissant le périmètre d’action et le champ de responsabilités des collaborateurs.

Management et gouvernance : le nouveau défi

Si les espaces de travail sont repensés et les outils modernisés et étoffés pour de meilleures conditions de travail et une meilleure productivité, un défi demeure : l’adaptation des pratiques managériales.

Seule une entreprise sur 2 (53%) estime en 2024 que l’adaptation des managers au travail hybride est satisfaisante.

 

Les managers doivent, en effet, désormais composer avec des collaborateurs « doublement augmentés ».

Les salariés ont désormais accès, d’une part, à des outils prêts à l’emploi (comme ChatGPT ou Gemini), et, d’autre part, à des agents qu’ils conçoivent et configurent eux-mêmes en fonction de leurs besoins.

Management du travail hybride en 2026

Dans ce contexte,

  • les collaborateurs sont plus autonomes
  • les outils d’IA sont intégrés dans les processus
  • les exigences de performance sont accrues
  • de nouvelles responsabilités en matière de gouvernance et d’éthique émergent

 

Le travail hybride n’est donc plus seulement une question de présence. Il devient une question de pilotage, d’organisation et de régulation.

 

*L’hybridation correspond à l’action de croiser deux éléments de nature différente pour obtenir un système qui mélange leurs caractéristiques.

Et vous, comment vivez-vous cette nouvelle phase d’hybridation ?

  • Le retour au bureau change-t-il les dynamiques collectives ?
  • L’IA générative transforme-t-elle réellement les pratiques ?
  • Le management s’adapte-t-il au rythme des évolutions technologiques ?

Partagez votre expérience en répondant à l’édition 2026 de l’Observatoire du travail hybride

⏱️ 10 minutes suffisent pour contribuer

📊 Les résultats seront partagés en mai 2026

Image de Isabelle Reyre<br><p id="mr-formation">Fondatrice, Associée</p>
Isabelle Reyre

Fondatrice, Associée



Fondatrice et dirigeante d’Arctus, Isabelle est aussi auteur et conférencière. Depuis 2007, elle partage son regard et apporte des éclairages sur les transformations internes que traversent les organisations au travers d'études et observatoires tels que l'Observatoire du Travail hybride et management digital, l'Observatoire Intranet & Digital Working ou l'Observatoire de la Créativité. Elle est également administratrice et membre actif de l'AFCI, l'Association Française des professionnels de la Communication Interne.

UNE QUESTION, UN PROJET

Nous nous tenons à votre disposition !

NEWSLETTER

Pour ne rien rater, abonnez-vous à la newsletter d’Arctus
X